Fendre son bois : hache, merlin ou fendeuse hydraulique ?

Fendre son bois est un plaisir — à condition d’avoir le bon outil. Hache, merlin ou fendeuse hydraulique : chacun a son terrain de jeu et ses limites.
La hache : le petit bois
Légère, de 1 à 1,5 kg, la hache sert à préparer le petit bois et à refendre des quartiers déjà ouverts. Son fer fin coupe les fibres plutôt qu’il ne les écarte. Elle n’est pas adaptée aux grosses rondelles, dans lesquelles elle se coince immanquablement.
Le merlin : la vraie fendeuse à main
Avec sa tête épaisse de 2,5 à 3,5 kg en forme de coin et son manche long, le merlin écarte les fibres par effet de levier. C’est l’outil du bûcheron pour des rondins de 20 à 40 cm. Frappez sur un billot arrivant à hauteur de genou : le geste est plus sûr et le dos moins sollicité. Sur un nœud récalcitrant, un coin d’éclatement et une masse viennent en renfort.
La fendeuse hydraulique
Au-delà de 5 stères par an, la fendeuse devient rentable en temps comme en fatigue. Les modèles verticaux de 6 à 8 tonnes de poussée traitent des rondins de 50 cm de diamètre. Les modèles horizontaux, plus compacts et transportables, conviennent aux bûches de 33 cm.
Sécurité et affûtage
Chaussures de sécurité, gants, lunettes et zone dégagée de deux mètres : c’est le minimum. Un fer bien affûté, autour de 30 degrés, fend mieux et ricoche moins. Un vieux pneu posé sur le billot maintient les quartiers en place et évite de se baisser sans cesse.
À retenir
Le bois se fend plus facilement vert et par temps froid : les fibres sont alors cassantes. Fendez à l’automne, empilez aussitôt, et laissez sécher — un quartier fendu sèche deux fois plus vite qu’un rondin entier.